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7-Octobre : une manifestation à l’appel du collectif Urgence Palestine interdite à Paris, le jour des commémorations des attaques du Hamas

Le collectif a dénoncé une « censure politique » et annoncé qu’il déposerait un recours devant le tribunal administratif. La préfecture a justifié cet arrêté par la prévention de « risques importants de troubles à l’ordre public ».

7-Octobre : une manifestation à l’appel du collectif Urgence Palestine interdite à Paris, le jour des commémorations des attaques du Hamas
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Une manifestation « contre le génocide à Gaza et pour le respect du cessez-le-feu », prévue mercredi 7 octobre à l’appel du collectif Urgence Palestine, a été interdite, a annoncé sur le réseau social X le préfet de police de Paris, Patrice Faure.

Cet arrêté d’interdiction a été pris « à la demande du ministre de l’intérieur », Laurent Nuñez, précise M. Faure. « Dans un contexte de menace terroriste élevée et alors que les actes antisémites restent à un niveau historiquement haut dans notre pays, une telle manifestation, ce jour-là, fait peser des risques importants de troubles à l’ordre public », écrit-il.

« Face à cela, notamment, et au regard de l’ensemble des risques identifiés, ma responsabilité est de garantir la sécurité de tous », ajoute M. Faure

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Le collectif a dit à l’Agence France-Presse (AFP) qu’il déposerait un recours devant le tribunal administratif. « Il s’agit de censure politique » et d’une « atteinte grave à la liberté d’expression et à la liberté de manifester », a dénoncé Urgence Palestine dans un communiqué.

« Une provocation » pour la communauté juive

« Le 7-Octobre représente pour le peuple palestinien le début de l’offensive génocidaire sur Gaza » et « ne peut devenir une journée d’interdiction de critique de l’Etat colonial israélien », poursuit-il, fustigeant « une complicité continue de la France avec Israël ».

Selon l’arrêté d’interdiction, consulté par l’AFP, un rassemblement était prévu à 18 h 30 avec « un départ à 19 heures [de] la station de métro Château-Rouge jusqu’à une arrivée place Jules-Joffrin à 21 heures », dans le 18e arrondissement de la capitale.

« A Paris, plusieurs commémorations seront organisées par les associations de la communauté juive », mercredi 7 octobre, souligne l’arrêté. Cette manifestation, « ayant pour mot d’ordre “la dénonciation du génocide à Gaza” est de nature, dans le contexte particulier lié à la charge symbolique autour de cette date du 7-Octobre, à être perçue comme une provocation par la communauté juive et à la heurter », selon l’arrêté.

Il ajoute que « les actes antisémites restent à un niveau historiquement élevé et représentent 53 % de l’ensemble des faits antireligieux sur le territoire national ».

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« Un trouble à l’ordre public immatériel »

L’an dernier, le 7 octobre 2025, lors « d’une manifestation similaire » à l’appel du collectif Urgence Palestine, « des slogans “Israël assassin, Macron complice”, “Israël assassin, Carrefour complice” et “Fascistes, sionistes, c’est vous les terroristes” ont été scandés par les participants, qui ont provoqué un choc au sein de la communauté juive, notamment », est-il rappelé. Il existe donc « un risque sérieux que des propos similaires, constitutifs d’un trouble à l’ordre public immatériel, soient à nouveau tenus lors de la manifestation », développe l’arrêté.

L’offensive lancée en représailles par Israël à Gaza a fait plus de 74 200 morts, selon le ministère de la santé du territoire palestinien, placé sous l’autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. Les attaques commises par le Hamas sur le sol israélien, le 7 octobre 2023, ont entraîné la mort de 1 221 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.

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Le Monde avec AFP

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