L’économie cubaine est à bout de souffle. Le blocus énergétique mis en place en janvier par les Etats-Unis pour obtenir un changement de régime à La Havane a aggravé les difficultés de l’île. C’est ce que révèle le rapport, publié le 10 septembre, d’un « groupe de travail sur l’avenir de Cuba », créé au sein de l’université Harvard, lequel alerte sur la crise que traverse l’île caribéenne.
« Le blocus énergétique des Etats-Unis joue un rôle extrêmement négatif sur l’économie », explique Rafael Rojas, chercheur cubain au Collège de Mexico et membre du groupe de travail. La mesure américaine a mis fin aux livraisons de pétrole en provenance du Venezuela, du Mexique et de la Russie, affectant directement le quotidien et la santé des habitants. Sans pétrole et avec des centrales vieillissantes, les coupures d’électricité sont quotidiennes, jusqu’à vingt heures par jour. L’approvisionnement en eau, le ramassage des déchets et le fonctionnement des hôpitaux sont lourdement perturbés. Résultat : Cuba connaît des épidémies récurrentes de dengue, de chikungunya et de maladie à virus Zika, alors que son dispositif sanitaire, qui avait fait la réputation de l’île, ne peut plus être assuré.
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