Chaque jour, à Gaza, apporte son lot de violences et de deuils. Chaque jour, les bilans macabres tombent sur les téléphones, sous la forme de communiqués devenus routiniers. Une succession de noms, d’âges, de lieux. Une comptabilité de la violence infligée par Israël aux Gazaouis qui se répète dans l’indifférence de la communauté internationale.
Dimanche 25 octobre, Israël a mené des attaques du nord au sud de l’enclave palestinienne, frappant d’abord à deux reprises l’Université islamique de la ville de Gaza, semant la panique parmi les étudiants, nombreux à avoir été blessés. Trois agents de sécurité de l’établissement ont été tués. A Khan Younès, Deir Al-Balah et sur la route côtière Al-Rachid, des frappes ont fauché quatre hommes que l’armée israélienne présente comme des membres du Hamas et du Jihad islamique. Et puis il y a Fatima Al-Bayouk, 8 ans, seule survivante de sa famille décimée dans une attaque israélienne fin 2023. L’enfant, alors extraite miraculeusement des décombres où elle était restée prisonnière deux jours durant, a été tuée trois ans plus tard par des balles israéliennes, à l’est de Deir Al-Balah.
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