Les versions s’entrechoquent et soulèvent davantage de questions qu’elles n’apportent de réponses. Au lendemain d’un affrontement armé inédit dans le quartier de Berezniaky, au centre de Kiev, entre des agents du service de sécurité d’Ukraine (SBU) et des hommes d’une unité spéciale du renseignement militaire ukrainien (HUR), mercredi 2 septembre, une crise jusque-là largement contenue dans les coulisses de l’appareil sécuritaire ukrainien a brutalement éclaté au grand jour. D’un côté, des hommes de l’unité « Timur », rattachée au HUR et restée proche de son ancien patron, le maître espion Kyrylo Boudanov, désormais chef de l’administration présidentielle ; de l’autre, le SBU, qui les accuse d’avoir fait obstacle à une opération de contre-espionnage.
Jeudi soir, Volodymyr Zelensky a finalement annoncé sa décision de limoger deux « chefs adjoints » issus des deux services « qui portent la responsabilité de cette situation », sans les nommer. « C’est tout à fait justifié : les deux services doivent rendre des comptes, car tous deux ont agi d’une manière absolument inacceptable », s’est justifié le chef de l’Etat.
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