Benyamin Nétanyahou a choisi, sans surprise, d’utiliser la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, jeudi 24 septembre, pour s’en prendre, vivement, à tous ceux qui critiquent la politique d’Israël. Dans un registre qu’il affectionne, le premier ministre israélien a multiplié les accusations contre le maire démocrate de New York, Zohran Mamdani, ou le président français, Emmanuel Macron, incarnations, à ses yeux, d’un Occident manipulé qui aurait cédé aux « foules antisémites ». « Ils ont choisi la faiblesse, ils ont choisi l’apaisement », a-t-il souligné en parlant des leaders des démocraties européennes qui condamnent, de plus en plus ouvertement, les dérives de l’Etat hébreu.
A un mois des élections législatives, le 27 octobre, Benyamin Nétanyahou a voulu renvoyer l’isolement diplomatique de son pays à la responsabilité des autres Etats. « Depuis trois ans, nos braves soldats combattent vaillamment sur sept fronts, mais il y a un huitième front dans cette guerre. C’est la guerre de la vérité. Elle se déroule dans les médias du monde entier, et plus pernicieusement encore, sur les réseaux sociaux », insiste le premier ministre. Un huitième front que l’Etat hébreu a pourtant lourdement investi, y compris, ces derniers jours, à New York, où le gouvernement a financé des campagnes de publicité opposant les Etats-Unis et Israël (« liberté, vie, civilisation ») à l’Iran, au Hamas et au Hezbollah (« Terreur, mort, tyrannie »).
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