Volodymyr Zelensky a dit comprendre la frustration et la colère que peut susciter la guerre russo-ukrainienne. Depuis la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU), à New York, mercredi 23 septembre, le président ukrainien a même confié, à demi-mot, partager les sentiments qu’éprouve, parfois, son homologue américain, Donald Trump, soutien crucial – mais erratique – de Kiev dans ce conflit. Deux jours plus tôt, dans un message diffusé sur son réseau Truth Social, le magnat s’agaçait de cette « guerre ridicule » et « sans fin ». Cette guerre « doit s’arrêter », écrivait-il.
Devant l’auditoire, le dirigeant ukrainien s’est efforcé de donner raison à M. Trump en détaillant le nombre de morts et de blessés russes dénombrés en l’espace de huit mois : 248 964. « Pour ajouter [à son territoire] un millier de kilomètres carrés, [Vladimir Poutine] est prêt à sacrifier des milliers de Russes », a traduit Volodymyr Zelensky, comme pour mieux souligner l’absurdité de l’invasion russe lancée en 2022. Faire cesser la guerre ? « Je ne peux m’imaginer un autre dirigeant qui prônerait le contraire, à l’exception d’une seule personne », a soufflé l’Ukrainien, désignant, sans le nommer, Vladimir Poutine. A la tribune de l’ONU, la veille, Donald Trump avait assuré, sans donner plus de détails, que ce conflit prendrait fin « plus tôt qu’on ne le pense ».
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