Le Portugal est une des destinations les plus prisées par les expatriés, qu’ils soient en famille, à la retraite ou encore étudiants. Mais comment vit-on vraiment dans la capitale du pays ? Comment se fait-on des amis ? À Lisbonne, Elena Strohm, une étudiante allemande, raconte dans Die Zeit ses soirées avec ses colocataires et d’autres jeunes étrangers, entre stage et soirée techno en face de l’Atlantique. Il faut dire qu’elle travaille au service marketing Erasmus Life Lisboa, “une association qui organise des soirées à thème et des sorties surf pour les étudiants”. Son stage non rémunéré est financé en partie par une bourse Erasmus de 900 euros, que ses parents complètent. Elle vit l’expérience Erasmus à fond, mais avec une certaine déconnexion :
“Mes colocataires viennent d’Allemagne, d’Italie, de Grèce et de France. Certains sont ici dans le cadre du programme Erasmus, d’autres pour leurs études de master. Nous communiquons en anglais, donc malheureusement je ne connais que les bases du portugais, comme olá ou tchau.”
Séduite par un mode de vie qu’elle juge plus détendu qu’en Allemagne, elle veut maintenant trouver du travail pour prolonger son séjour… et sans doute prendre des cours de portugais.
The Portugal News, quotidien portugais anglophone en ligne, s’intéresse de son côté aux expatriés qui arrivent sans connaître personne et cherchent à se constituer un réseau grâce aux groupes en ligne, aux événements et aux rencontres entre étrangers. Outre les plateformes attendues comme Facebook, WhatsApp ou encore Meetup, il existe d’autres outils moins connus et très prisé par les étrangers au Portugal, comme LuckyCrush. Il s’agit d’un site qui “met en relation les utilisateurs pour des appels vidéo individuels en direct, et de nombreux résidents étrangers l’utilisent simplement pour entendre une autre voix ou pratiquer des phrases portugaises de base lors d’une soirée tranquille, sans la pression d’un cours formel ni l’obligation de se rencontrer en personne”. Mais les rencontres dans la vraie vie sont une étape indispensable, et il existe aujourd’hui tout un “petit secteur d’activité” spécialisé dans l’organisation d’événements permettant à des expats (et à de futurs expats) de faire connaissance. Le journal souligne une évidence qu’il est tout de même bon de rappeler à tous ceux qui veulent s’installer durablement et qui craignent la solitude : “Les expatriés qui parviennent à se constituer un véritable cercle social après un an ou deux sont généralement ceux qui ont consacré les premiers mois à préparer le terrain.”
Elena Strohm, qui a enchaîné sorties surf et soirées techno dès son arrivée, semble donc avoir pris de l’avance. Il ne lui reste plus qu’à apprendre à dire autre chose que “olá”.
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