A l’issue du premier tour de l’élection municipale de Los Angeles, au soir du 2 juin, Nithya Raman ne semblait plus vraiment y croire. Les résultats définitifs n’étaient pas encore tombés, mais la perspective d’une qualification s’éloignait pour la candidate démocrate de 45 ans, conseillère municipale de la deuxième ville des Etats-Unis depuis 2020.
Entrée tardivement dans la course, le 7 février, en défiant la maire, candidate à sa succession, Karen Bass, également démocrate, elle semblait acter la fin de l’aventure. Remerciant, dans son discours, son équipe et son mari, le scénariste Vali Chandrasekaran, évoquant ses jumeaux de 10 ans, dont elle louait la patience à l’égard d’une mère peu disponible qui, depuis leur naissance, « a toujours été candidate à quelque chose ».
C’est alors que les larmes sont montées et que l’émotion l’a submergée, quand elle a raconté d’une voix tremblante qu’elle se battait pour que sa ville « soit digne des enfants qui l’habitent ». Une rare séquence d’émotion non maîtrisée dans la campagne de cette intellectuelle, diplômée de Harvard, carrée, préparée, scolaire… Qui a fait le tour des médias et des réseaux sociaux.
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