Le colonel Michaël Randrianirina n’est pas homme à chômer. Depuis qu’il s’est emparé du pouvoir à Antananarivo, le 14 octobre 2025, en surfant sur la colère de la génération Z, aux dépens de son prédécesseur, Andry Rajoelina, obligé de fuir à l’étranger, le président malgache enchaîne les déplacements à un rythme trépidant. Pas moins de 40 à l’intérieur du pays et 17 à l’extérieur, notamment en France et en Afrique du Sud, à deux reprises, mais aussi en Russie, aux Emirats arabes unis, au Kenya, au Bostwana, au Congo, à New York et à Bruxelles. « Un record pour un chef de l’Etat en exercice », souligne le think tank malgache Diapason, qui s’est livré à ce décompte.
A l’étranger, l’ex-commandant du corps d’armée des personnels et des services administratifs et techniques s’est mis en quête d’appuis et de ressources. Ayant troqué le battle-dress pour le costume cravate ou une tunique plus décontractée, il s’efforce de rassurer les partenaires traditionnels de Madagascar qui ont pu être inquiétés par les modalités assez peu orthodoxes de son arrivée au pouvoir – un putsch applaudi par la population et validé par la Haute Cour constitutionnelle. L’opération de lobbying a plutôt bien fonctionné puisque, à ce jour, seule l’Union africaine a sanctionné Antananarivo, la suspendant de ses instances.
Il vous reste 88.48% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !