Dans un golfe de Guinée régulièrement secoué par les crises politiques, São Tomé-et-Principe fait figure d’exception démocratique. Sur cet archipel volcanique de deux îles principales et plusieurs îlots, peuplé d’environ 200 000 habitants et indépendant du Portugal depuis 1975, Carlos Vila Nova, candidat indépendant, a été réélu dès le premier tour de l’élection présidentielle avec 55,94 % des suffrages (contre 41,42 % des voix pour son rival Nito Abreu), selon les résultats dévoilés lundi 20 juillet.
Depuis le retour au multipartisme en 1991, les alternances s’y jouent dans les urnes malgré plusieurs tentatives de coup d’État au cours des deux dernières décennies. Le quotidien santoméen Téla Nón retient d’abord le ton de son discours de victoire : le chef de l’État assure qu’il n’y a “ni vainqueurs ni vaincus” et appelle l’ensemble des Santoméens à participer à la construction du pays.
Dans un éditorial signé par son directeur, Téla Nón estime toutefois que le principal enseignement du scrutin dépasse la seule réélection de Carlos Vila Nova. Pour lui, “le peuple, dans sa sagesse, a compris que Nito Abreu n’avait pas encore la maturité nécessaire pour présider à son destin”. Le journal y voit surtout un coup d’arrêt à l’influence politique de l’ex-Premier ministre Patrice Trovoa
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