Des selfies, une nouvelle standing-ovation… Jeudi 17 septembre, le premier ministre canadien Mark Carney, invité par la présidente du Parlement européen Roberta Metsola à s’exprimer devant les eurodéputés, était en terrain conquis. La coprésidente du groupe des Verts, Terry Reintke, avait même enfilé pour l’occasion un maillot de hockey aux couleurs du Canada. Le Canadien, qui, contrairement aux dirigeants européens, a osé tenir tête à Donald Trump dans la guerre commerciale ouverte par les Etats-Unis, jouait sur du velours.
Au lendemain du discours sur l’état de l’Union d’Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, qui a proposé au Canada de devenir « le premier membre associé de l’Union » dans le cadre d’une « Alliance pour l’avenir », Mark Carney a saisi la main tendue de l’Europe, ignorant les menaces proférées dès mercredi par Donald Trump. « S’ils font cela, si j’estime qu’il s’agit d’un acte hostile, j’imposerai des droits de douane très lourds ou je cesserai tout commerce avec l’Europe », a en effet prévenu le président américain, après avoir qualifié ce projet d’association de « ridicule »
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