La guerre russo-ukrainienne s’est invitée à Thil, petite commune minière de Lorraine, aux confins de la Meurthe-et-Moselle et de la Moselle. Pendant la seconde guerre mondiale, ce village a accueilli le seul camp de concentration nazi bâti par le IIIe Reich dans la France non annexée d’alors. S’il n’a fonctionné que soixante-dix-neuf jours, 862 déportés y ont été envoyés pour travailler dans les mines et construire la bombe volante V1.
Parmi eux, 37 femmes russes et biélorusses, travailleuses forcées par l’Allemagne nazie, s’en sont évadées le 8 mai 1944 pour rejoindre la Résistance française, sous le nom de groupe Rodina. Ce sont elles que la Russie et la Biélorussie voulaient honorer dimanche 27 septembre, lors de cette cérémonie organisée par la mairie communiste. Des officiels des deux pays, ainsi que des descendants, devaient y participer et assister au dévoilement de deux sculptures mémorielles de 3 et 8 mètres de haut, réalisées par des artistes des deux pays et offertes par eux à la commune. L’histoire était belle et l’intention louable.
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