Petit pays de 5,6 millions d’habitants, certes doté d’une manne financière exceptionnelle tirée de l’extraction du gaz et du pétrole, la Norvège a réussi, ces dernières décennies, à s’imposer comme un médiateur de premier plan sur la scène internationale. Signés en septembre 1993 dans les jardins de la Maison Blanche, les accords d’Oslo entre Israéliens et Palestiniens, négociés dans la capitale norvégienne, avaient marqué le coup d’envoi de cette diplomatie engagée, axée sur la résolution des conflits, qui faisait la fierté de ses habitants.
Mercredi 30 septembre, la commission de contrôle et des affaires constitutionnelles du Storting, le Parlement, situé à Oslo, a commencé un travail d’introspection portant sur les vingt dernières années, avec l’audition, pendant deux jours, de 11 anciens ministres des affaires étrangères et de l’aide au développement, en poste de 2005 à 2026. Pour les députés, il s’agit de « rétablir la confiance » dans la politique étrangère du pays, après le scandale provoqué par la publication de millions de documents issus du dossier Jeffrey Epstein, le 30 janvier, qui ont révélé les liens de plusieurs diplomates norvégiens avec le prédateur sexuel.
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