Le livre est sur ma table de chevet, un signet inséré à la moitié. Vais-je ou non terminer de lire C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien ? De toute ma vie, je peux compter sur les doigts d’une seule main les ouvrages que je n’ai pas lus en entier – ce qui inclut un titre d’un Prix Nobel de littérature.
Mais depuis les allégations selon lesquelles le roman d’Orélien serait plutôt signé par l’IA, le charme qui m’habitait à sa lecture est rompu. D’ailleurs, avoir su, je ne l’aurais même pas acheté. Sauf que j’y suis maintenant plongée, alors pourquoi ne pas aller jusqu’au bout ?
Peut-être parce que le “personnage” Thélyson Orélien se superpose maintenant au récit ? Son passé de plagiaire, démontré par [les médias canadiens] La Presse et Radio-Canada, fait voir à l’œuvre quelqu’un qui se joue des lecteurs – par malice, par besoin d’être vu, par envie de reconnaissance ? Allez savoir. Mais le fait est que son système marche depuis des années, sans un soupçon à son égard, ce qui est en soi remarquable.
La tromperie, ressort ancestral
L’intelligence artificielle, dont on discute abondamment ces jours-ci, n’est donc qu’un outil de plus à la disposition de qui trompe les autres. Le vrai problème ici, c’est cette tromperie – vieille comme la nuit des temps et qui peut prendre tellement
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L’auteure nigériane Chimamanda Ngozi Adichie coupable de plagiat ?
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