Pour la première fois de son histoire, Le Parlement algérien a élu, mardi 28 juillet, une femme à sa tête, Khalida Boufedeche, qui devient ainsi le quatrième personnage de l’Etat.
Mme Boufedeche, médecin allergologue et députée d’Alger, est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l’indépendance et formation proche du pouvoir. Le FLN est arrivé en tête des législatives, début juillet, avec 91 sièges sur 407. Le scrutin avait été marqué par un taux de participation de 21,24 %, le plus bas jamais enregistré.
Trois candidats postulaient pour la présidence de l’Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement : Mme Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP, 43 sièges) et un autre de la formation laïque Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).
Sous-représentation des femmes
Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle avait été élue dans sa commune de Bordj El Bahri, située à l’est de la capitale, puis à l’assemblée de la wilaya d’Alger.
Elle accède au perchoir du Parlement alors que seules vingt-cinq femmes ont été élues début juillet, soit 6,14 % des sièges. Ces dernières sont sous-représentées lors de cette législature alors qu’elles représentent 49 % de la population. Elles étaient 38 en 2021 et surtout 118 en 2017 – cette année-là, l’élection s’était tenue sous le régime des quotas.
Le FLN est suivi dans l’Hémicycle par le Rassemblement national démocratique (RND), une autre formation proche du pouvoir, qui a obtenu 74 sièges, puis par le Front El Moustakbal, également considéré comme un parti soutenant les autorités, avec 56 sièges.