Le chancelier allemand, Friedrich Merz, n’entend pas être démis de ses fonctions, ni être tenu pour seul responsable de la débâcle électorale subie par son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), sanctionnée lors de trois élections régionales organisées dans des Länder de l’Est, les dimanches 6 et 20 septembre.
« La politique fédérale a joué un rôle majeur, et ma personne également », a-t-il concédé, lundi 21 septembre, devant la presse. Mais « les résultats électoraux et les raisons qui les expliquent dépassent largement ma personne », a-t-il ajouté, pointant du doigt les « forces destructrices, qui remettent en cause notre système politique parlementaire et qui tentent d’enthousiasmer les citoyens avec des solutions radicales et simplistes ». Ciblant ainsi le parti de gauche radicale Die Linke, arrivé en tête à Berlin, dimanche, et le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland (AfD), qui l’a emporté en Saxe-Anhalt et dans le Mecklembourg-Pomméranie Occidentale.
Fragilisé au sein de sa formation politique, qui le tient pour partie responsable de ces mauvais résultats, Friedrich Merz fait depuis plusieurs jours l’objet de rumeurs autour d’un possible « changement de chancelier », qu’il a, jusqu’ici, peiné à faire taire. « Personne, ni hier soir, ni ce matin, n’a soulevé la moindre question sur [ma] personne, et encore moins lancé un débat sur [ma] personne », a-t-il assuré, lundi. Dimanche, il avait fait savoir qu’il ne renoncerait pas non plus à sa double casquette de président du parti et de chancelier, une piste évoquée pour apaiser le mécontentement au sein de la CDU.
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