Le passage de relais de Keir Starmer à Andy Burnham fut sans accrocs, lundi 20 juillet. Le cérémonial du changement de premier ministre est désormais bien rodé au Royaume-Uni, l’ancien maire travailliste du Grand Manchester étant le septième dirigeant à franchir le seuil du 10, Downing Street depuis 2016.
« Je pars avec le sourire et avec fierté », laissant « mon pays plus juste et fort » qu’en arrivant au pouvoir (en juillet 2024), a déclaré Keir Starmer en fin de matinée devant des centaines de journalistes agglutinés face à la fameuse porte vernissée noire de la résidence officielle du chef du gouvernement britannique. « Je souhaite le succès et apporte tout mon soutien à mon successeur », a conclu gracieusement le dirigeant sortant, entouré de ses plus fidèles ministres – David Lammy (justice) ou Rachel Reeves (chancelière de l’Echiquier).
Depuis Buckingham Palace, le roi Charles III a accepté sa démission – une formalité, avant, quelques instants plus tard, de confier à Andy Burnham, 56 ans, le soin de former un nouveau gouvernement. Peu après midi, ce dernier faisait son entrée à Downing Street, applaudi par une haie de soutiens : son épouse, Marie-France van Heel, d’origine néerlandaise – il l’a rencontrée quand ils étudiaient tous les deux à l’université de Cambridge – ; des militants du Labour venus de Makerfield, la circonscription du nord-ouest de l’Angleterre où le nouveau dirigeant s’est fait élire député il y a un mois ; ou encore son complice Steve Rotherham, le maire de Liverpool.
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