À la suite d’un “débat animé de quatre heures à la Chambre des Communes, les députés ont décidé de voter contre le projet de loi sur l’aide à mourir” en Angleterre et au pays de Galles, avec seize voix d’écart, rapporte ce vendredi 11 septembre la BBC qui, comme tous les grands médias britanniques, a couvert l’événement avec un direct sur son site. L’aide à mourir va donc “rester illégale”, résume The Times.
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Comme le rappelle The Telegraph, “le projet de loi proposait d’autoriser les personnes majeures […] ayant moins de six mois à vivre à déposer une demande d’aide à mourir, sujette à l’approbation de deux médecins et d’un panel d’experts”. Il s’adressait aux personnes en phase terminale de maladies incurables et avait été adopté lors de son premier passage devant les députés, en juin 2025. Mais à la chambre haute, il avait été abandonné en avril dernier à la suite d’un long blocage des Lords, qui avaient déposé 1 200 amendements.
Ce “comportement des Lords”, explique la BBC, avait été fortement critiqué par les partisans de ce projet. “La députée travailliste Lauren Edwards, qui l’a porté, avait accusé ‘l’autre camp’ d’avoir eu recours à des tactiques d’obstruction parlementaire.”
Endurer des souffrances
La loi faisait cependant l’objet d’une “forte opposition”, nuance le diffuseur public, en rappelant que “le député conservateur Edward Leigh avait dit à ses pairs qu’il estimait que l’aide à mourir deviendrait, à terme, un ‘suicide assisté’”.
Parmi les réactions de militants pro-euthanasie à l’issue du vote parlementaire, The Times cite notamment celle de Dave Sowry, de l’association My Death, My Decision '(“Ma mort, ma décision”), qui a justement fait allusion au fait que le suicide assisté est légal en Suisse. Selon lui, les personnes en phase terminale vivaient “dans l’espoir d’avoir le choix de mourir paisiblement et selon leur propre volonté”, mais avec ce statu quo législatif, la situation va rester la même : “Ceux qui peuvent se permettre financièrement d’aller en Suisse vont le faire, mais ceux qui ne peuvent pas sont privés de ce choix et pourraient être forcés d’endurer des souffrances qu’ils souhaitaient désespérément avoir la possibilité d’éviter”.
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