L’annonce n’avait rien d’une surprise. Seul son calendrier entretenait encore le suspense. Samedi 10 octobre, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a décrété le report des élections législatives prévues le 28 novembre au 11 septembre 2027, à la même date que l’élection présidentielle. Approuvée par le Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), la décision fait suite à des consultations qui se sont achevées au Caire, le 8 octobre, entre les quatre grandes factions palestiniennes : le Fatah, le Hamas, le Jihad islamique et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Elles ont convenu que l’accumulation d’obstacles politiques, sécuritaires et matériels empêche, dans le contexte actuel, la tenue d’un scrutin “libre, équitable et inclusif”.
En Cisjordanie et à Jérusalem-Est, les incursions militaires israéliennes se poursuivent, les colonies s’étendent, les attaques de colons terroristes se multiplient et les restrictions de circulation entravent le quotidien des Palestiniens. A Gaza, Israël continue de violer le cessez-le-feu, tandis que la situation humanitaire est désastreuse, que la reconstruction n’a pas commencé et que les forces internationales de maintien de la paix et de police prévues par le plan de Donald Trump n’ont pas été déployées. Sans oublier l’asphyxie financière de l’Autorité palestinienne, privée de ses recettes fiscales par Israël. « Le report était inévitable car aucune solution appropriée n’a encore été trouvée à ces obstacles, le premier étant le refus de l’occupation israélienne d’autoriser l’entrée dans la bande de Gaza de la Commission électorale centrale », explique Iyad Safi, membre du Fatah.
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