Ce n’est pas tout à fait ainsi que les riches collectionneurs du monde entier, attirés à Paris par l’impressionnante sélection d’œuvres plus ou moins hors de prix présentées cette semaine [du 22 au 25 octobre] à l’occasion de la foire Art Basel, s’étaient imaginé les choses : la Ville Lumière, capitale de la mode, de la culture et du luxe, avec ses boulevards haussmanniens où l’on vit, paraît-il, hors du temps, façon Emily in Paris, n’est plus que barricades en feu et magasins pillés. La France est secouée par une vague de violence dont l’intensité a pris tout le monde de court – y compris l’Élysée.
Une fois de plus, le secteur mondial du commerce d’objets d’art, qui tire la majeure partie de son chiffre d’affaires des trophées acquis par une poignée de riches et d’ultrariches – tandis que la plupart des galeristes et des négociants ont du mal à faire découvrir les artistes qu’ils représentent à la classe moyenne supérieure –, est rattrapé par la réalité politique.
L’ère du consensus économique en Occident et de la stabilité internationale en général, dont profitait aussi le marché du luxe, est révolue. Les plus grands collectionneurs ont beau se déplacer en jet privé, ils vivent encore sur la même planète que nous.
Un glamour terni par la fumée des incendies
L’info n’a pas fait
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