“Si je me compare à mon grand-père, je ne suis pas fermier.”

C’est en tout cas l’impression qu’a Josh Manske, agriculteur à Algona, dans l’Iowa. Pour subvenir aux besoins de ses cinq enfants, son aïeul élevait 800 têtes de bétail et cultivait plus de 100 hectares. De son côté, Josh Manske gère une entreprise de drainage agricole et vend des biens immobiliers en plus de son exploitation de maïs et de soja.

Il explique que de nos jours, vivre uniquement de ses cultures n’est pas envisageable. “Ce n’est plus [le monde agricole] dans lequel vit la majorité d’entre nous.”

Et ces compléments d’activité pourraient bientôt ne plus suffire. Entre les droits de douane et la guerre en Iran, les agriculteurs des États-Unis se disent confrontés aux pires perspectives économiques depuis des années, et rien ne laisse entrevoir une sortie de crise. Les dernières années ont fait l’effet d’une récession à Josh Manske : “Où est la lumière au bout du tunnel ?”

Cocktail explosif

Les agriculteurs ont beau être depuis longtemps familiers des conditions difficiles et de l’incertitude – météorologique, en particulier –, ils sont nombreux actuellement à affirmer qu’ils font face à un cocktail explosif. Car ils sont écrasés par la flambée des frais de fonctionnement, parallèlement à un effondrement des pr