Au Brésil, le scandale de la Banque Master, une gigantesque fraude financière qui éclabousse les pouvoirs du pays, a un goût de déjà-vu. Face aux révélations mettant en cause l’impartialité de la justice dans le traitement de l’affaire, les éditoriaux de la presse qui mettent en garde contre « un nouveau Lava Jato » se multiplient, à la veille du scrutin présidentiel du 4 octobre, qui oppose le président Luiz Inacio Lula da Silva et son rival d’extrême droite, Flavio Bolsonaro.
L’opération « Lava Jato » (« lavage express »), vaste opération anticorruption lancée en 2014 par Sergio Moro, alors juge d’un tribunal de Curitiba (Parana), dans le sud du Brésil, avait eu d’énormes conséquences politiques pour le Parti des travailleurs (PT) de Lula. Elle avait révélé un immense réseau de blanchiment d’argent et de corruption lié à l’entreprise pétrolière Petrobras, menant à la condamnation de 174 personnes, dont Lula. Accusé d’avoir reçu un triplex en bord de mer en échange de faveurs dans l’attribution de contrats de Petrobras, le dirigeant de la gauche avait été incarcéré à Curitiba pendant cinq cent quatre-vingts jours entre 2018 et 2019.
Il vous reste 63.18% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !