« Donnez-moi cette chance ! » En campagne à Salvador, dans le Nordeste au Brésil, le candidat d’extrême droite Renan Santos, 42 ans, du parti Missao (« Mission »), a supplié la chaîne Globo, le 27 septembre, de le laisser participer au débat présidentiel qu’elle diffusera le 1er octobre au soir, trois jours avant le premier tour de l’élection, prévue dimanche 4 octobre. S’il n’obtient pas gain de cause, ses partisans ont prévu de protester devant les locaux du média pendant le rendez-vous télévisé.
En troisième position dans les sondages derrière le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva et son principal rival d’extrême droite, Flavio Bolsonaro, avec à peine 5,2 % des intentions de vote, d’après un sondage de l’institut AtlasIntel réalisé avec Bloomberg publié le 29 septembre, Renan Santos n’a pas été convié au débat. Son parti, créé en 2023, ne compte qu’un élu à la Chambre des députés. Or, la loi électorale n’oblige les chaînes qu’à inviter les candidats dont les partis ont au moins cinq représentants.
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