Dans une vidéo devenue virale sur TikTok, Kuria Gicheha scanne les codes-barres de bouteilles de Kenya Cane, une marque populaire de gin kényan. Au lieu de renvoyer vers le site de la marque de spiritueux, tous redirigent vers des publicités pour des téléphones Samsung. « C’est du faux. Vérifiez avant de boire ! », s’exclame l’internaute. Des vidéos comme celle-ci se multiplient depuis quelques semaines sur les réseaux sociaux kényans, aux côtés de témoignages d’internautes racontant leurs symptômes après avoir bu de l’alcool frauduleux.
Desire Aazuri est de ceux-là. En juin, la jeune femme de 26 ans est admise à l’hôpital après avoir bu de la tequila dans un bar huppé de Nairobi. « Ça a commencé par un mal de tête affreux, suivi de maux de ventre aigus et de vomissements qui ont duré plus de vingt-quatre heures, raconte-t-elle au Monde. A l’hôpital, on m’a diagnostiqué un empoisonnement au méthanol. Je prends encore des médicaments aujourd’hui. »
Saumi Sauti, 24 ans, a vécu une mésaventure similaire en juillet, après avoir acheté du gin d’une marque reconnue dans une échoppe de Kasarani, un quartier de Nairobi. « Après être tombée malade, j’ai scanné le code-barres sur la bouteille pour voir si l’alcool était légitime : c’était un faux », rapporte-t-elle, encore traumatisée.
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