La pression s’accroît sur le Hezbollah au Liban. La justice a engagé, vendredi 30 octobre, des poursuites contre 13 personnes : 12 membres de la formation armée soutenue par l’Iran et l’épouse de l’un d’entre eux. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans l’affaire d’une cargaison d’une demi-tonne d’explosifs qui a été saisie par les forces de sécurité sur la route principale reliant la plaine de la Bekaa à Beyrouth, le 8 octobre.
Deux hommes à bord d’un camion chargé de 250 kilos d’explosifs de type TNT et de 250 kilos de type C4, avaient alors été arrêtés. Ils sont les seuls détenus à ce jour parmi les 13 personnes poursuivies. Six autres individus ont été identifiés, et cinq autres ne sont connus à ce stade que par leurs noms de guerre. Le premier ministre, Nawaf Salam, avait déclaré, peu après la saisie, qu’il n’y aurait « ni indulgence ni laxisme » dans le traitement du dossier des explosifs.
Les poursuites sont fondées sur la base de chefs d’accusation particulièrement graves : « violation des décisions du gouvernement, possession d’armes et d’explosifs, et association de malfaiteurs dans le but de porter atteinte à l’autorité de l’Etat ». Le cabinet avait adopté une feuille de route en août 2025 pour désarmer le Hezbollah et a déclaré illégales ses activités militaires en mars 2026, après la reprise de la guerre entre Israël et l’allié de Téhéran, à l’initiative de ce dernier. Le parti pro-iranien a dénoncé, vendredi, des accusations « injustes et inéquitables ».
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