Tailler en pièces le patron de l’exécutif sortant et son bilan. Telle est la ligne de conduite des candidats à sa succession, alors que les bureaux de vote pour les élections législatives marocaines ouvrent mercredi 23 septembre. Officiellement lancée il y a deux semaines et devant s’arrêter mardi à minuit, la campagne a en réalité débuté il y a plusieurs mois avec un credo : haro sur Aziz Akhannouch. Les attaques les plus virulentes à l’encontre du chef de file du Rassemblement national des indépendants (RNI) sont d’ailleurs venues de sa propre majorité. Voire de membres de son gouvernement.
La désunion est incarnée par le ministre du budget et président de la Fédération marocaine de football, Fouzi Lekjaa. Mutique jusque-là, ce fonctionnaire de carrière est devenu en un temps record le premier opposant du pays, après avoir rejoint l’une des formations du gouvernement, le Parti Authenticité et modernité (PAM), grand favori du scrutin.
Lors d’un meeting près de Béni Mellal, au centre du pays, le quinquagénaire a promis : « Nous, nous ne laisserons pas des femmes en couche mourir dans nos hôpitaux faute de soins et d’équipements. » Une référence aux décès de patientes dans un établissement de santé d’Agadir à l’été 2025, qui avaient créé une onde de choc à l’origine des manifestations du collectif GenZ 212 (comme l’indicatif téléphonique du pays), en septembre de la même année.
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