Ce 23 septembre, 15 801 162 électeurs marocains sont appelés aux urnes afin d’élire leurs députés pour une nouvelle législature de cinq ans. Au total, détaille Tel Quel, ce sont 28 partis, pour certains intégrés dans des alliances créées pour ce scrutin, et deux listes de candidats indépendants, qui se disputent les 395 sièges que compte la Chambre des représentants. C’est le roi Mohammed VI qui doit, selon ses prérogatives constitutionnelles, nommer le chef du gouvernement en fonction des résultats des élections.

Mais malgré ces enjeux nationaux, la presse internationale, à l’instar d’El País en Espagne, décrit une campagne qui s’est déroulée dans une atmosphère morne, “sans banderoles ni affiches, hormis celles apposées sur les murs des bureaux de vote”.

Akhannouch poussé vers la sortie ?

À l’issue des précédentes élections, en 2021, c’est une coalition composée du Rassemblement national des indépendants (RNI), du Parti authenticité et modernité (PAM) et de l’Istiqlal, parti royaliste, qui avait formé une majorité. Aziz Akhannouch avait alors été nommé au poste de Premier ministre. De son côté, la formation islamiste du Parti de la justice et du développement, après avoir remporté le scrutin de 2011 tenu dans le sillage des “Printemps arabes”, avait subi un net recul.

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