Six jours après le scrutin législatif du 23 septembre, le Maroc attend toujours la nomination de son nouveau premier ministre. Le roi, à qui cette prérogative appartient, n’avait pris que trois jours pour s’affranchir de cette tâche après les élections de 2016, deux jours en 2021. Ce délai anormalement long provoque un certain trouble dans l’opinion marocaine, qui a conduit le site d’information Le360 – proche de Mounir Majidi, secrétaire particulier de Mohammed VI – à publier lundi 28 septembre une mise au point.
« Face aux remous et aux spéculations persistantes qui entourent actuellement le poste de chef du gouvernement, il importe de rétablir la vérité et de rappeler avec rigueur le cadre institutionnel en vigueur, rappelle le média en ligne. Les récents débats appellent à une mise au point indispensable pour tordre le cou aux rumeurs et apaiser le débat public. »
Conformément aux dispositions de l’article 47 de la Constitution dont le royaume s’est doté en 2011, il revient au monarque de désigner le chef du gouvernement au sein de la formation politique arrivée en tête à l’issue du vote. En l’occurrence, le Parti authenticité et modernité (PAM), qui avec 97 des 395 sièges du nouvel hémicycle (devant le Rassemblement des indépendants ou RNI du premier ministre sortant, Aziz Akhannouch, et son partenaire gouvernemental, l’Istiqlal), est sorti vainqueur du scrutin. Pourtant, la fumée blanche tarde à s’élever au-dessus du Mechouar.
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