Pour la monarchie constitutionnelle marocaine, le symbole est fort. L’image de Fatima Ezzahra El-Mansouri en djellaba bleue reçue en audience au palais royal de Rabat, mardi 29 septembre, par le roi du Maroc, Mohammed VI, lui aussi vêtu d’une djellaba bleue, pour être nommée première ministre a déjà fait le tour du monde. Et avec elle les perspectives d’un royaume moderne faisant preuve d’ouverture.
Sa nomination, conforme à la Constitution, est intervenue après la victoire aux élections législatives du 23 septembre du Parti Authenticité et modernité (PAM) qu’elle codirige. « C’est source de fierté pour moi et pour toutes les femmes de la nation », a-t-elle déclaré au sortir de son audience mardi 29 septembre.
Mais derrière le symbole, la nomination de Fatima Ezzahra El-Mansouri n’est pas l’illustration d’une représentation élargie des femmes au Parlement, où le plafond de verre demeure. Dans la nouvelle assemblée, elles occupent 27 % des sièges (soit 107 sur 395). A peine plus que les 24,3 % de 2021 et que les 21 % de 2016. « Onze femmes de plus en cinq ans. A ce rythme, la parité que l’article 19 de la Constitution promet depuis 2011 attendra encore quarante ans », regrette Ghizlane Mamouni, avocate et militante féministe.
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