“Pour certains, elle est devenue la ‘maison verte miraculée’, commentent les envoyés spéciaux du New York Times au Népal. Pour d’autres, qui viennent l’admirer et prendre des selfies, c’est tout simplement la ‘maison virale’.”

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Le 26 août, rappelle Firstpost, “des routes ont été englouties, des ponts ont été emportés, des maisons se sont effondrées tandis que des voitures étaient pulvérisées comme s’il s’agissait de simples jouets”. Au milieu de ces scènes apocalyptiques, continue le média indien, “une histoire tenant du miracle a vu le jour” :

“Une maison turquoise est devenue un symbole de survie, ayant résisté aux eaux déchaînées, à la boue et aux débris qui ont balayé Trishuli et tout détruit sur leur passage.”

“Un symbole d’espoir”, abonde Channel News Asia dans une vidéo largement reprise par les médias et les réseaux sociaux. On y voit la famille Pyakurel, “impuissante, regarder depuis le balcon du troisième étage le torrent déchaîné frapper sa maison, les vagues menaçant de l’engloutir”, décrit le New York Times. “Mais la maison a tenu bon.”

Désormais sur Google Maps

Et, en un instant, est devenue virale, “alors que des photos du bâtiment, toujours debout, isolé au milieu d’un océan de boue et de débris, circulaient sur Internet”. Moins d’une semaine après le cataclysme, alors que la route aux abords de la maison a été partiellement rouverte et que la circulation reprenait au compte-gouttes vers Dhunge Bazar, dans le district de Nuwakot, des badauds ont commencé à affluer, rapporte le New York Times.

“La ‘maison à l’épreuve des inondations’ figure même désormais sur Google Maps en tant qu’attraction.”

Si cette habitation a suscité une telle attention, avance le New York Times, c’est qu’“elle est devenue l’un des rares exemples de survie au milieu d’un tableau de dévastation dont l’ampleur ne cesse de s’étendre de jour en jour”. Au point de donner lieu, dans la presse et en ligne, à une avalanche d’analyses architecturales.

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The Times of India s’étonne ainsi de l’absence de dégâts structurels, “bien que la crue se soit engouffrée au rez-de-chaussée et ait arraché les portes et les fenêtres”.

“Si la plupart des gens pourraient y voir un pur coup de chance ou une intervention divine, c’est en réalité grâce à une conception ingénieuse que la maison n’a pas été emportée par les eaux boueuses.”

Le journal reprend une explication mise en ligne dès le 30 août, sur le réseau social X, sur un compte intitulé Architecture Presentation. À grand renfort d’images, probablement conçues avec l’aide de l’intelligence artificielle, Architecture Presentation explique que, traditionnellement, les maisons himalayennes sont bâties sans structure en béton armé. Si elles peuvent soutenir un poids s’exerçant vers le bas, “elles sont bien plus vulnérables face aux forces latérales, telles que celles générées par un mur d’eau et de débris”. Or, la “maison verte” a été construite avec cette ossature en béton armé et des piliers profondément ancrés à la roche.

Ce qui expliquerait ce “miracle”, alors que, dans le seul district de Nuwakot, plus de 1 200 habitations ont été entièrement détruites et plus de 1 000 autres endommagées, précise le New York Times. Selon un bilan encore provisoire daté du 3 septembre, la catastrophe a fait au moins 1 252 morts et 4 216 disparus au Népal.