Alors qu’Alternative pour l’Allemagne (AfD) continue sa percée en Allemagne – dimanche 20 septembre, le parti d’extrême droite a gagné des voix aux élections régionales à Berlin et est arrivé en tête dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, après s’être imposé quinze jours plus tôt en Saxe-Anhalt –, son activité au Parlement européen suscite de plus en plus d’intérêt. Si le parti d’Alice Weidel, qui compte 15 eurodéputés à Strasbourg, est conspué à Berlin par l’Union chrétienne-démocrate (CDU) ou à Paris par le Rassemblement national (RN), il l’est nettement moins dans l’hémicycle du Parlement européen.
De fait, l’AfD et son groupe parlementaire, l’Europe des nations souveraines (ESN), s’associent régulièrement aux autres forces d’extrême droite pour voter avec les chrétiens-démocrates du Parti populaire européen (PPE), dominé par la CDU du chancelier allemand, Friedrich Merz. Ce fut encore le cas le 17 septembre, lors du vote sur une résolution (non contraignante) condamnant les traversées irrégulières massives vers Ceuta fin juillet, et demandant à la fois plus de soutien européen, la coopération avec le Maroc et le retour des personnes sans droit de séjour vers ce pays.
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