L’absence en dit long. Pour la première fois, un gouvernement québécois a prêté serment à l’Assemblée nationale sans la présence de la lieutenante-gouverneure, représentante dans la province du roi Charles III, chef d’Etat du Canada. Ecartée de cette cérémonie, mercredi 21 octobre, la monarchie britannique a eu un premier aperçu de ce que lui réserve le mandat de Paul St-Pierre Plamondon.
Le nouveau premier ministre indépendantiste avait tenu à écrire personnellement à la lieutenante-gouverneure, Manon Jeannotte, pour lui signifier qu’elle n’était pas la bienvenue à l’assermentation des ministres, rompant ainsi avec une vieille tradition. « La légitimité des actions politiques et gouvernementales relève du peuple du Québec et de l’expression de sa volonté démocratique à travers l’Assemblée nationale et non pas de la permission que pourrait nous octroyer un souverain étranger qui n’a aucune légitimité démocratique », a-t-il écrit dans une lettre envoyée lundi.
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