L’été fut doux pour Andy Burnham, mais l’automne s’annonce rude pour le nouveau premier ministre britannique travailliste, en poste depuis le 20 juillet. S’il peut se prévaloir d’une cote de popularité inégalée depuis six ans pour un locataire de Downing Street et si sa première prestation devant le Parlement, mardi 1er septembre, fut longue mais sans accrocs majeurs, il lui reste à convaincre de sa capacité à honorer ses engagements sur la baisse du coût de la vie, la réforme des aides sociales ou la décentralisation du pouvoir.
« La Grande-Bretagne n’est pas là où elle devrait être », a déploré le chef du gouvernement devant les députés, en évoquant « le déclin » du pays. « Depuis les années 1980, ce pays a pris une série de mauvaises directions : le pouvoir politique a été centralisé, le pouvoir économique privatisé, le pays désindustrialisé. Puis s’est ajouté le Brexit. Nous pouvons faire la prochaine décennie meilleure [que celle qui vient de s’écouler]. Nous pouvons redonner l’espoir aux gens », a-t-il ajouté, rompant avec l’insistance de son prédécesseur, Keir Starmer, sur les difficultés à surmonter et les efforts à consentir. L’ex-premier ministre a démissionné, mardi, de son poste de député, affirmant vouloir se consacrer « aux affaires internationales ».
Il vous reste 75.91% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !