L’intention était claire, à la mesure des inquiétudes suscitées à travers le monde par les avancées fulgurantes des capacités de l’intelligence artificielle (IA). A la trentaine de responsables du secteur qu’il avait invités à Dumfries House, siège de sa fondation en Ecosse, jeudi 17 septembre, pour réfléchir à l’impact de l’IA sur les sociétés, le roi Charles III a demandé de veiller à ce que cette nouvelle technologie, dont il juge le développement « à la fois intrigant et profondément préoccupant », reste « au service de l’humanité et de la nature ».
Comme en écho aux déclarations récentes d’acteurs du secteur et de la communauté scientifique mondiale, le monarque a mis en garde contre « les dangers existentiels posés par la possibilité que de telles technologies tombent entre de mauvaises mains » et insisté sur la nécessité de placer « la sécurité » au cœur de sa mise en œuvre, « avant qu’il ne soit trop tard ».
Ces questions se sont à nouveau posées de manière spectaculaire après les propos alarmistes de chercheurs assurant que l’IA pourrait « tuer l’humanité », dans les prochaines années, mais aussi la demande de plusieurs dirigeants d’entreprises, dont Anthropic et OpenAI, de « ralentir » la vitesse de développement de l’IA et la révélation « de cyberincidents sans précédent ». OpenAI a, mercredi, rendu publics six nouveaux cas de dysfonctionnements de son IA.
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