Serait-ce l’amorce d’une éclaircie ? Deux nouvelles, annoncées coup sur coup fin septembre, dégagent légèrement l’horizon d’un secteur des hydrocarbures sénégalais habitué jusque-là de désillusions. Le 23 septembre, la Société africaine de raffinage et l’investisseur turc Yamata se sont associés pour construire une nouvelle raffinerie de pétrole, qui promet une capacité de transformation de 4 millions de tonnes par an. Quelques jours plus tôt, un autre accord était annoncé, cette fois avec la major italienne ENI, concernant l’exploration de cinq blocs de pétrole offshore.
Le Sénégal s’est découvert un avenir d’exportateur d’hydrocarbures en 2014, mais les promesses associées à ces projets n’ont jamais vraiment vu le jour. Tout commence par la mise au jour au large de ses côtes de deux gisements : l’un de pétrole et de gaz, Sangomar, et l’autre de gaz, à cheval entre les eaux sénégalaises et mauritaniennes, Grand Tortue Ahmeyim.
Leurs réserves respectives sont estimées entre 600 et 630 millions de barils de brut et 67,9 milliards de m3 de gaz pour Sangomar ; et entre 566 et 707 milliards de m3 pour Grand Tortue Ahmeyim. Le tout promettant une rente, à pleine capacité, de 700 milliards de francs CFA par an (quelque 1 milliard d’euros).
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