Vladimir Poutine a mis les petits plats dans les grands pour accueillir à Moscou, mercredi 28 et jeudi 29 octobre, 48 dirigeants africains (dont 22 chefs d’Etat) venus assister au troisième « sommet économique et humanitaire » Russie-Afrique. Le jour de l’ouverture, on l’a vu, micro en main, prendre la tête de la visite guidée de l’exposition « Fabriqué en Russie », vantant à ses hôtes les ressources et les réalisations du pays, des céréales aux satellites.
Dans son discours inaugural, le 28 octobre, il a promis d’accroître les échanges commerciaux avec l’Afrique, cet « allié naturel », tout en se livrant à une violente diatribe contre les pays occidentaux, qui cherchent à « ramener les Africains à l’esclavage par la dette ». L’approche russe diffère, a-t-il souligné.
Contrairement aux hommes d’affaires occidentaux avides de s’emparer des richesses du continent, « nos entreprises ne se livrent pas à une exploitation prédatrice et néocoloniale des ressources naturelles et humaines, mais développent la transformation des matières premières sur place ». Riche en ressources propres, la Russie n’aurait, à en croire son président, aucune visée prédatrice, sinon partager sa technologie, développer le potentiel industriel, créer des emplois. « L’époque où le sort de continents entiers était décidé par un petit bloc d’Etats s’efface pour ne jamais revenir », a-t-il martelé, promettant l’avènement d’« un monde plus juste ».
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