Coup d’arrêt pour le chantier voulu par l’administration Trump. La justice américaine a suspendu, vendredi 2 octobre, un projet controversé de construction de barrières et de routes à la frontière avec le Mexique, dans le parc national de Big Bend, au Texas.
Le ministère de la sécurité intérieure prévoit d’ériger des barrières pour les véhicules, des routes de patrouille, et d’installer des éclairages ainsi que des systèmes de surveillance et de détection dans et autour de ce parc national frontalier, connu pour ses paysages spectaculaires et sa riche biodiversité.
Mais dans une décision rendue vendredi, la juge fédérale Kathleen Cardone interdit jusqu’à nouvel ordre aux autorités d’entreprendre ces travaux, « tant qu’elles [les autorités] ne se seront pas conformées à toutes les lois applicables ».
Une action en justice contre ce projet avait été intentée par des organisations de défense de l’environnement et des acteurs locaux. Ils contestaient les dérogations aux lois environnementales et de protection du patrimoine, invoquées par l’administration pour accélérer ce chantier à 1,7 milliard de dollars (environ 1,5 milliard d’euros).
« Victoire historique »
Laiken Jordahl, du Center for Biological Diversity, l’une des organisations plaignantes, a qualifié la décision de « victoire historique ». « Le combat n’est pas terminé, mais l’injonction rendue aujourd’hui est une victoire pour les habitants et la faune de l’ouest du Texas et de tout le pays. Elle montre qu’aucun président ne peut détruire un parc national à des fins de spectacle politique en espérant s’en tirer », a ajouté l’organisation.
Des bulldozers avaient commencé à creuser en août dans ce parc national, qui abrite notamment le canyon de Santa Elena, avant que la police aux frontières (CBP) ne décide de mettre le chantier en pause, face à une vive opposition locale. Dans un document transmis à la justice cette semaine, la police aux frontières avait déclaré que la pause avait pris fin le 30 septembre et que les travaux allaient bientôt reprendre.