Jeunesse en milieux hostiles
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Épisode 1/7
Épisode 2/7
Épisode 3/7
Épisode 4/7
Jeunesse en milieux hostiles
L’épisode 6 sera disponible prochainement.
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Au Venezuela, la photographe Silvana Trevale saisit les instants de joie de ceux qui résistent au « tourbillon de l’effondrement »
Par Guillaume DelacroixRécit« Jeunesse en milieux hostiles » (5/7). Ayant fui le Venezuela en crise, comme des millions de ses compatriotes, Silvana Trevale y revient régulièrement pour photographier la jeunesse. Dans ses images, souvent empreintes de douceur, la trentenaire capte les moments d’insouciance de garçons et de filles qui, malgré l’absence de perspectives, incarnent l’élan vital de la société vénézuélienne.
Echapper à la fatalité d’une réputation. Telle est la mission que s’est donnée Silvana Trevale à propos de son Venezuela natal, avec, pour moyen, son boîtier moyen format. « Mon pays est synonyme de crises perpétuelles et de plages paradisiaques, se désole la photographe de 32 ans. Il me paraissait nécessaire de montrer l’authenticité et l’optimisme de sa population. » Pas si simple, alors qu’un double tremblement de terre a meurtri le Venezuela, le 24 juin.
Avant ce drame, Silvana Trevale avait longuement arpenté le territoire. De Caracas, la capitale, à l’archipel de Los Roques, en passant par les Etats de Sucre, Guárico, Miranda et Aragua, elle a été à l’affût des expressions de la joie : un groupe de gamins agitant un cerf-volant sur un rivage, une fille et un garçon improvisant une danse dans un champ, une fillette soufflant dans une trompette…
Face à la crise politique, économique, sociale, humanitaire qui frappe son pays depuis plus de dix ans et à laquelle l’enlèvement, en janvier 2026 et sur ordre de Donald Trump, du président Nicolás Maduro n’a pas apporté le moindre début de réponse, la photographe s’intéresse à la manière dont les plus jeunes passent de l’insouciance à une maturité précoce.
Son approche se veut à la fois documentaire et artistique : la beauté d’une fleur, le regard d’un enfant sur un vélo après la pluie, le baiser langoureux d’un couple d’adolescents. Il y a dans ces images le souhait de magnifier le quotidien avec, accessoirement, un intérêt manifeste pour le vêtement que Silvana Trevale cultive depuis qu’elle a obtenu un master en photographie de mode au prestigieux Central Saint Martins College of Art and Design de Londres.
« Douleur, colère et résilience »
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