Sur l’avenue Miranda, l’une des principales artères du centre de Maracay, les motos slaloment entre les voitures. Sur les trottoirs, un autre bruit se fait entendre. Celui des groupes électrogènes. Devant plusieurs commerces, leurs moteurs tournent à plein régime pour prendre le relais lorsque le courant est coupé. Dans cette ville de plus d’un million d’habitants, située à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Caracas, leur bruit fait désormais partie du paysage sonore.
Un peu plus loin, près de la gare routière, l’électricité fonctionne encore, mais la situation peut changer à tout moment. « Chaque jour, on doit s’adapter aux coupures de courant. Le problème, c’est qu’elles sont imprévisibles. Si seulement on avait un calendrier, on pourrait s’organiser », soupire Carlos Rojas.
Son imprimerie ne dispose pas de groupe électrogène. Pour en acheter un, il faudrait débourser environ 1 500 dollars (1 322 euros), sans compter le coût de l’essence nécessaire à son fonctionnement. Une dépense hors de portée de la plupart des habitants et des petits commerces.
« Les coupures peuvent durer jusqu’à onze heures par jour »
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