Les houthistes yéménites, soutenus par l’Iran, ont fait état, samedi 24 octobre, de frappes saoudiennes contre Sanaa et la région de la capitale qu’ils contrôlent, qui ont fait au moins quatre morts, ainsi que d’une vingtaine de frappes sur la ville côtière de Moka.
Leur chaîne de télévision Al-Masirah a rapporté « une série de frappes de l’ennemi saoudien visant la capitale, Sanaa », et une « vingtaine de frappes contre Moka depuis ce matin ».
Outre quatre morts à Sanaa dans le bombardement d’une habitation, la chaîne a fait état de « plusieurs morts et blessés » dans une frappe contre une cimenterie dans le district de Hamdan, dans la province de Sanaa, située dans l’ouest du Yémen.
Reprise des combats en juillet
Ces frappes surviennent alors que la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite a annoncé avoir intercepté depuis samedi matin trois missiles tirés par les houthistes, en direction de Riyad, ainsi que de Taëf et Yanbou, dans l’ouest du royaume.
Plus tôt, la défense civile saoudienne avait diffusé des alertes, vite levées, signalant un « risque potentiel » dans quatre régions de l’ouest du pays, notamment à Taëf, Yanbou et La Mecque, qui abrite le lieu le plus saint de l’islam.
Riyad dirige une coalition militaire intervenue en appui au gouvernement yéménite en 2015. La guerre a dévasté le Yémen, l’un des pays les plus pauvres au monde, et provoqué une crise humanitaire majeure. Après une accalmie liée au cessez-le-feu conclu en 2022, les combats ont repris en juillet, en plein embrasement régional.