De fortes chaleurs, un soleil de plomb, et surtout, pas de pluie, ou si peu : aux Antilles, alors que la saison cyclonique est habituellement synonyme de précipitations abondantes entre juin et novembre de chaque année, celle de 2026 se caractérise jusqu’ici par une sécheresse d’une durée et d’une intensité inédites. Deux mois après le début de la saison des ouragans, le manque d’eau se fait durement ressentir à la Martinique, à la Guadeloupe et dans les îles voisines de l’archipel des Caraïbes.
« Ce que l’on observe dans les Antilles françaises, c’est une sécheresse pluviométrique qui s’est installée depuis fin avril, début mai, et qui perdure depuis, malgré quelques petits épisodes pluvieux éphémères », résume Emmanuel Cloppet, le directeur interrégional de Météo-France aux Antilles et en Guyane. En juin et en juillet, « on n’a eu environ que la moitié des pluies attendues » sur ces îles, poursuit le météorologue, qui s’inquiète d’autant plus que la saison cyclonique « est la période où, classiquement, on recharge les réserves en eau ».
Le déficit pluviométrique est de l’ordre de « moins 60 % » dans le sud de la Martinique, souligne Emmanuel Cloppet. En Guadeloupe, Météo-France a relevé jusqu’à 75 % de précipitations en moins dans le nord de l’île de Grande-Terre entre avril et juin et enregistré, à l’aéroport de Pointe-à-Pitre, le deuxième mois de juin le plus sec depuis 1991. La sécheresse s’accompagne de températures anormalement élevées : l’archipel guadeloupéen a connu « son mois de juillet le plus chaud depuis 1952 », avec des températures nocturnes supérieures de 0,8 ºC aux normales de saison, ajoute le directeur interrégional de Météo-France.
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