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Avec “Chrome”, Ty Segall revient en fuzz

Le très prolifique Ty Segall a sorti, le 28 août, son dix-huitième album studio, “Chrome”. Les médias musicaux saluent une forme de retour aux sources pour le rockeur californien, avec un disque aussi court que brut, dont la pédale fuzz est “la véritable vedette”.

Avec “Chrome”, Ty Segall revient en fuzz
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Musique. Avec “Chrome”, Ty Segall revient en fuzz

“J’adore être un musicien prolifique, mais j’ai l’impression que, parfois, cela dilue la qualité de l’ensemble, ce qui ne me plaît pas trop. J’essaie donc désormais de sortir un peu moins d’albums”, assurait Ty Segall à l’Associated Press début 2024.

Le musicien a du mal à s’astreindre à ce programme, puisqu’il a depuis sorti pas moins de trois albums studio. Le dernier en date, Chrome, paru le 28 août, est déjà son dix-huitième sous son nom.

Sans compter que le natif de Laguna Beach, 39 ans, multiplie les collaborations depuis ses débuts et a joué dans une dizaine de groupes, dont Fuzz ou GØGGS.

Son hyperactivité et sa créativité en ont fait une figure majeure de la scène garage rock américaine, avec pour influences la musique psychédélique, le hard rock des années 1970 et le punk.

Un peu plus d’un an après Possession, “un album rock nostalgique destiné à faire vibrer les stades, qui regorgeait d’improvisations pop survitaminées et de refrains euphorisants”, selon le site américain Pitchfork, le Californien est déjà de retour.

Après ses incursions en territoires pop, glam rock ou folk, Chrome apparaît comme “une sorte de retour en force, note Paste : plus âpre, plus sombre et bien plus nerveux”.

Pour le média spécialisé, certains morceaux de ce nouvel album font penser à des groupes tels que Black Sabbath ou Electric Wizard.

“Si Segall décidait de tourner le dos à la scène rock indé pour se lancer à fond dans le metal, il n’aurait aucun mal à le faire.”

Décrivant “trente-trois minutes de pure déflagration”, “un véritable moment d’abandon de rock garage psychédélique”, le site britannique Louder Than War souligne de son côté que Ty Segall a ici réuni son groupe fétiche, le Freedom Band, et que cela s’entend.

“On comprend très viteque ce disque est néde bœufs improvisés,l’œuvre de musiciensqui se déchaînentet s’inspirent dansun espace clos,un groupe au diapasondes métamorphosesincessantes de son leader.”

Le site britannique spécialisé Louder Than War

Un autre élément retient l’attention de Far Out Magazine : l’omniprésence de la pédale fuzz, cet effet qui sature fortement le son de la guitare en lui donnant un aspect épais et “baveux”, typique du rock psychédélique.

Chère à Ty Segall, elle est ici “la véritable vedette”, et même “presque un membre à part entière du groupe”, aux yeux du média britannique.

Riche en “guitares puissantes, en ambiances hallucinogènes et en somptueuses envolées vocales”, souligne le magazine espagnol Mondo Sonoro, Chrome condense “le meilleur” de Ty Segall, soit “un rock intemporel, un pied dans les années 1970 et l’autre tourné vers l’avenir”.

Même son de cloche pour le site Psychedelic Scene, qui conclut : “Un disque de Ty Segall, c’est un peu comme un film de Steven Seagal : on y retrouve toujours immanquablement la patte de son auteur. Chrome ne déroge pas à la règle.”

Maxime Bourdier
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