Les efforts de la France pour les inscrire au patrimoine mondial de l’Unesco duraient depuis près d’une décennie, rappelle le Guardian outre-Manche. C’est désormais chose faite. Dimanche 26 juillet, lors d’une réunion de l’agence onusienne à Busan en Corée du Sud, les cinq plages du débarquement en Normandie – connues sous leur nom de code Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword – ont rejoint les 54 sites français déjà classés. Une manière d’“inscrire la liberté et la paix au patrimoine mondial”, écrit Expresso depuis le Portugal.

Selon le Conseil international des monuments et des sites (Icomos), chargé d’évaluer les candidatures, elles “sont directement et matériellement associées au débarquement” du 6 juin 1944, qui a “joué un rôle décisif dans la libération de l’Europe occidentale de l’occupation nazie” et “[commémorent] symboliquement l’immense sacrifice humain qui a été fait pour renverser une occupation autoritaire bien ancrée en Europe”.

Ces quatre-vingt kilomètres de côte, ainsi que la Pointe du Hoc, la batterie d’artillerie allemande de Longues-sur-Mer, et le port artificiel d’Arromanches-les-Bains (dit Port Mulberry) recèlent en effet “de nombreux vestiges, allant des fortifications allemandes et des paysages marqués par les bombardements aux infrastructures portuaires allié