Musique. Ayra Starr, la Nigériane au sommet de sa puissance afropop
De la superstar nigériane Rema au Britannico-Pakistanais Zyan Malik en passant par la Franco-Congolaise Theodora, le troisième album d’Ayra Starr est rempli de collaborations aussi prestigieuses qu’internationales. Le reflet des grandes ambitions de la Nigériane qui est devenue en quelques années l’une des grandes figures de la scène africaine.
Et Starrgirl, sorti le 14 août, “est le chef-d’œuvre d’Ayra Starr”, juge le site culturel panafricain Okay Africa.
À 24 ans, la chanteuse offre un opus “brillamment façonné, fait preuve d’une audace expérimentale assumée et raconte, à chaque instant, l’histoire d’une jeune artiste brillante qui s’affirme pleinement”, salue Okay Africa.
Truffé de tubes, éclectique tout en étant cohérent, Starrgirl est bien parti pour connaître un immense succès.
La Nigériane y chante avec assurance la réalité de sa vie en tant que femme africaine au sommet de la pop. Et ce avec une plume “précise et confiante qui offre un récit émancipateur pour ses jeunes fans dans le monde entier”, écrit le site panafricain Notjustok.
Son évolution reflète aussi la nouvelle stature de la pop africaine et ses syncrétismes.
Ayra Starr s’aventure ainsi dans le frénétique bouyon caribéen sur Ms. Paper pour parler d’argent et de désir aux côtés de Theodora.
Ou encore vers une pop romantique des plus classiques pour chanter un amour teinté de dévotion aux côtés de Zayn Malik sur Heaven Baby. Et sur de la house extatique pour retranscrire une nuit parfaite de désir dans Midnight in New York.
Et puis, il y a Who’s Dat Girl aux côtés de son compatriote Rema, dans lequel l’afrobeat se mêle à nombre d’influences, à l’image de leurs parcours multiculturels.
Les seize morceaux donnent un aperçu de l’univers d’Ayra Starr, des soirées auxquelles elle assiste, de sa vision de l’amour, le tout avec une grande authenticité.
C’est à New York où elle vit depuis peu que la Nigériane a conçu cet album, dans lequel elle évoque aussi son sentiment de solitude lorsqu’elle a emménagé dans cette ville où les occasions se décuplent.
La star passe aussi beaucoup de temps à Londres, où elle a donné une interview au magazine musical britannique Clash, dont elle fait la une cet été.
“Pour Starrgirl,je savais queje voulais exploreret tenter de nouvellesexpériences.Tout ce quime semblait facilem’ennuyait,car je voulaisme dépasser.”
Ayra Starr dans le magazine musical britannique Clash
Ses rêves de célébrité remontent à l’enfance, alors qu’elle gribouillait déjà des paroles sur ses cahiers d’écolière.
Dès 2021, son premier disque, 19 & Dangerous, dans lequel elle chantait son passage à l’âge adulte “a conquis la critique, ouvrant la voie à une nouvelle formule pour la pop ouest-africaine”, explique Clash.
Et très vite, sa musique a franchi les frontières du Nigeria.
Ce nouvel opus condense donc “l’essence d’une artiste opérant au sommet de sa puissance”, loue Notjustok. Symbolisant aussi la popularité croissante de cette nouvelle génération de chanteurs africains, Ayra Starr “a su mêler une grande variété de genres sans diluer son identité”, se félicite Okay Africa. Elle incarne désormais avec StarrGirl, “le présent et l’avenir de l’afropop”.—
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !