Les voyageurs mélomanes ne vont pas atterrir tout de suite à l’aéroport Dolly Parton de Nashville mais c’est en bon chemin. Le conseil en charge de l’aéroport de la ville du Tennesse a voté vendredi à l’unanimité (6 voix pour, 0 contre) en faveur du changement de nom, rapporte le Tennessean.

Courrier international

Cette semaine, nos articles sont

en accès libre

dans l’application

À lire aussi : Hommage. Dolly Parton, cet “ange terrestre” qui va manquer à tous les Américains

Le processus a été accélérée par la disparition de la star le 25 août dernier à l’âge de 80 ans. Une pétition circulait depuis l’an dernier pour rebaptiser l’aéroport. Elle a accumulé 175 000 signatures, dont celle de la chanteuse Sheryl Crow, signale le New York Times. « Peu, dans la vie ou dans la mort, ont uni le Tennessee comme Dolly Parton », rappelle le quotidien.

Un coût qui se chiffrerait en millions de dollars

Le fait que l’initiative ait mis d’accord le gouverneur républicain Bill Lee et le maire démocrate Freddie O’Connell illustre à quel point l’auteure-interprète d’I will always love you était appréciée dans son Etat. « Les locaux semblent plus convaincus que jamais que l’affaire est pliée », commente Variety, tout en notant qu’il reste encore du travail. Aucun nom définitif n’a été décidé par exemple.

À lire aussi : Dans nos archives. Pourquoi tout le monde aimait Dolly Parton, “sainte laïque” de la country

Le Times souligne par ailleurs que changer de nom peut coûter cher. Le journal prend l’exemple de l’aéroport de Palm Beach en Floride, récemment rebaptisé Donald J. Trump. Le montant estimé pour les modifications nécessaires - les panneaux notamment - se situe aux alentours de 10 millions de dollars.

Variety précise que Parton avait refusé en 2021 que les autorités locales installent une statue à son effigie devant le Capitole du Tennessee. « Mais un aéroport a moins de connotations négatives que le parlement éternellement controversé du Tennessee », nuance le magazine.

À lire aussi : Hommage. Dolly Parton était aussi l’icône des immigrés, avec ou sans papiers