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Bukele, chef militaire en Haïti ? Le regard d’Orión Mejía — Últimas Noticias

L’envoi de troupes d’élite salvadoriennes en Haïti après l’enlèvement de quatre militaires place Nayib Bukele au centre des opérations, estime le chroniqueur Orión Mejía. Cette initiative répond-elle au cadre multilatéral de la Force de répression des gangs ou inaugure-t-elle une int

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Bukele, chef militaire en Haïti ? Le regard d’Orión Mejía — Últimas Noticias

  • by Rezo Nodwes
  • 24 octobre 2026
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L’envoi de troupes d’élite salvadoriennes en Haïti après l’enlèvement de quatre militaires place Nayib Bukele au centre des opérations, estime le chroniqueur Orión Mejía. Cette initiative répond-elle au cadre multilatéral de la Force de répression des gangs ou inaugure-t-elle une intervention unilatérale dont les autorités haïtiennes ne maîtrisent ni le commandement ni les objectifs ?

A rajatabla: Bukele jefe militar en Haití – Últimas Noticias de la República Dominicana

L’enlèvement de quatre militaires salvadoriens par des bandes armées en Haïti a conduit le président Nayib Bukele à ordonner ce qui s’apparente à une invasion militaire, en envoyant dans ce pays des troupes d’élite qui ont immédiatement engagé le combat contre les gangs.

Le dirigeant a toutes les raisons de tenter, par tous les moyens, de secourir ces soldats, qui n’étaient pas affectés à des missions de combat, mais à des tâches d’assistance technique au sein de la Force de répression des gangs (FRG), placée sous l’égide des Nations unies (ONU).

Ce qui devrait retenir l’attention, c’est que cet événement a amené Bukele à prendre une initiative militaire unilatérale sur le territoire haïtien. Il est également possible que le gouvernement haïtien et la FRG profitent de cette situation pour renforcer les contingents engagés contre les gangs.

En exigeant la libération des quatre soldats salvadoriens, le président Bukele a déclaré qu’une première attaque contre des bastions des gangs à Port-au-Prince « n’est rien comparée à ce qui les attend s’ils ne libèrent pas les quatre otages vivants ».

Bukele a exhorté les ravisseurs à « ne pas prendre nos paroles pour des menaces en l’air », leur rappelant : « Nous avons déjà mis fin aux gangs au Salvador et nous pouvons aussi mettre fin aux vôtres. » Il a toutefois promis que, si ses compatriotes étaient rendus vivants, « tout redeviendrait comme avant l’enlèvement ».

Les États-Unis soutiennent manifestement l’envoi de troupes salvadoriennes supplémentaires en Haïti, puisqu’ils auraient, selon les informations rapportées, fourni des avions supplémentaires pour mener à bien la mission militaire annoncée par Bukele. On ignore toutefois si le gouvernement dominicain a été informé de l’ampleur de l’offensive envisagée par les forces étrangères.

Il serait souhaitable que le Conseil de sécurité de l’ONU autorise le déploiement d’effectifs supplémentaires au sein de la FRG afin d’assurer la défaite de ces groupes armés. L’enlèvement des quatre Salvadoriens place cependant le président Bukele à la tête des opérations militaires en Haïti.

Il est prévisible que d’autres pays d’Amérique centrale suivent l’exemple du Salvador si leurs soldats intégrés à la FRG sont enlevés ou tués dans des embuscades tendues par les gangs. Une telle évolution laisse également entrevoir une improvisation sur les plans militaire et institutionnel.

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