Fin août, le gouvernement de Peter Magyar désignait la Russie comme une menace pour la Hongrie, marquant une fracture nette avec la politique pro-Kremlin de l’ancien Premier ministre Viktor Orban. Le 8 septembre, Budapest accentuait cette fracture en expulsant dix diplomates de l’ambassade de Russie accusés d’espionnage. Un geste fort confirmant le rapprochement du pouvoir hongrois avec l’Union européenne (UE) et ses alliés occidentaux.
“On pouvait s’attendre à l’expulsion de diplomates russes après les élections du 12 avril [ayant porté Peter Magyar au pouvoir]. Seule la date restait incertaine”, analyse Telex. Budapest ne souhaite pas rompre le dialogue, mais “veut faire comprendre à Moscou qu’une nouvelle ère s’ouvre” et “qu’elle ne sera plus aussi indulgente avec les agents russes”, envoyant “le même message aux partenaires occidentaux qui ne faisaient plus confiance aux Hongrois depuis un certain temps”, note le média en ligne.
“Dix expulsions, c’est déjà la guerre”
Un choix “drastique” mais “justifié”, car les Russes “menaient des activités de renseignement assez intenses sous le gouvernement précédent”, déclare l’expert Jozsef Kis-Benedek sur le portail Index. Budapest “aurait dû prendre cette mesure peu amicale il y a quatre ans et demi” au tout début de la guerre en Ukr
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Des échanges téléphoniques éclairent la “collusion” de la Hongrie avec Moscou
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