Le soutien public de 25 millions d’euros de la France en faveur du secteur de la pêche a été approuvé, mardi 29 septembre, par la Commission européenne. Elle a considéré que cette mesure temporaire était « nécessaire, appropriée et proportionnée » face à la flambée des prix du carburant liée à la guerre au Moyen-Orient.
Cette aide représente 0,25 euro par litre de gazole, et doit couvrir 70 % des surcoûts liés à l’inflation des carburants pour la période courant de juin à octobre 2026. Confronté à la colère du secteur de la pêche, le gouvernement français a déjà annoncé la poursuite de ces aides aux pêcheurs jusqu’à fin décembre, à hauteur de 35 centimes par litre.
« C’est inédit car nous donnons de la visibilité sur quatre mois », avait déclaré Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la mer et de la pêche, lors d’une conférence de presse interministérielle pour présenter ces aides, le 22 septembre.
Blocages de ports et de dépôts pétroliers
Le montant de l’aide sera indexé sur l’évolution du prix du carburant, « au maximum de ce que permet le cadre européen », et couvrira « 70 % de la hausse des coûts du carburant par rapport à la situation d’avant-crise », avait-elle précisé.
Mi-septembre, des pêcheurs avaient bloqué plusieurs ports et dépôts pétroliers pour se mobiliser contre les hausses du coût du carburant.
A la fin d’avril 2026, l’exécutif européen a adopté un cadre plus souple en matière d’aides d’Etat afin de permettre aux Vingt-Sept de soutenir leur économie quant aux impacts de la guerre au Moyen-Orient. Le dispositif européen, en vigueur jusqu’à la fin de l’année, concerne les secteurs les plus touchés, comme l’agriculture, la pêche, les transports et les industries énergivores.