Pour les vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement européens réunis à Bruxelles pour deux jours, les jeudi 15 et vendredi 16 octobre, le prix de l’énergie est devenu un cauchemar sans fin. Alors qu’ils s’efforcent de débureaucratiser les règles européennes, d’approfondir le marché unique pour améliorer la compétitivité de leurs entreprises face à leurs redoutables concurrents chinois, l’envolée des cours des hydrocarbures et de l’électricité balaie tous leurs efforts et nourrit l’inflation.
A moyen terme, leur feuille de route est claire. Elle a été arrêtée au moment du choc énergétique de 2022, après l’invasion de l’Ukraine : diversifier les approvisionnements, modérer la demande, électrifier l’économie afin de réduire la dépendance aux hydrocarbures, en maniant un instrument très efficace, le prix du carbone, fixé sur le marché européen d’échange des droits à polluer, l’ETS. Mais à court terme, ils sont démunis et divisés.
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