[Cet article a été publié pour la première fois sur notre site le 13 septembre 2025, et republié le 8 octobre 2026]
Certaines personnes possèdent un petit quelque chose qui les démarque du commun des mortels. Magnétiques, ils captent les regards, hypnotisent leur public. Ils ont, pour le dire en un mot, du charisme. Cette qualité semble tenir de la grâce divine – et c’est en tout cas la signification première de χάρισμα (charisma), en grec ancien, littéralement “don de Dieu”. Le mot est apparu au IIIe siècle avant J.-C. dans des traductions en grec de l’Ancien Testament hébreu, et les premiers chrétiens entendaient par “charismata” des bénédictions accordées à certains croyants, tels les dons de prophétie, de guérison ou de glossolalie [don surnaturel des langues].
L’usage moderne du mot nous vient de Max Weber, sociologue du début du XXe siècle, qui le définit comme “la croyance en la qualité extraordinaire […] d’un personnage, qui est, pour ainsi dire, doué de forces ou de caractères surnaturels ou surhumains ou tout au moins en dehors de la vie quotidienne, inaccessible au commun des mortels”.
Un mélange d’influence et d’affabilité
Aujourd’hui, ce concept a le vent en poupe chez la génération Z anglophone : le rizz, son abréviation argotique, désigne la capacité qu’à une pers
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